Histoire de l'or

La très vielle histoire du métal jaune

L'or est presque aussi ancien que la Terre elle-même. Sa rareté, son éclat, sa pérennité en ont fait le métal précieux le plus prestigieux. Certains filons ont jusqu'à deux milliard et demi d'années. La fascination pour l'or est née il y a 6 000 ans environ. Les Égyptiens ont été les premiers à tirer l'or du Nil et à exploiter des gisements à ciel ouvert. Ce sont eux qui ont créé les premières mines, 3 000 ans avant notre ère, en construisant des galeries à des dizaines de mètres de profondeur (source : Encyclopédie Intégrale, Intergold / Nathan)…

Tout l'or sorti de terre ou de l'eau dans le monde est, aujourd'hui, estimé à 177 200 tonnes qui se répartissent entre la bijouterie (85 900 tonnes), l'épargne (35 500 tonnes), les réserves des banques centrales et autres institutions officielles comme le FMI (30 500 tonnes) ainsi que les applications industrielles (21 600 tonnes). On estime les réserves des gisements à 54 000 tonnes d'or non extraites (source : World Gold Council).

 

Une fois extrait des mines, l'or brut est transformé en barres de 402 onces (12,503 kg). Après affinage, les barres sont mises à la disposition des marchés (Londres, Zurich, Hong Kong, New York). Le fixing (ou cotation de l'or) se fait à Londres. La cotation de ces marchés sert de référence dans le monde entier.

 

La France a de nouveau autorisé le commerce de l'or après la guerre tout en le limitant aux produits d'or physique admis à la cote à la Bourse de Paris. La cotation officielle a démarré en 1948 et a pris fin sur Euronext en 2004. Depuis cet arrêt, CPoR Devises (premier intervenant sur le marché en France) indique chaque jour à 13h, les prix auxquels sont répondus tous les ordres passés par les particuliers auprès des établissements financiers et des professionnels de l'investissement agréés. Et ceci, en se référant au cours international de l'or ainsi qu'à l'offre et à la demande des lingots, lingotins et d'une quinzaine de pièces cotées dont, en particulier, les Napoléons.


L'étalon d'or

Pendant des siècles, l'or a été associé à la frappe monétaire des états : royaumes, empires et républiques.

Il a souvent été utilisé de pair avec l'argent. Ainsi le bimétalisme s'est-il imposé à partir du XVIème siècle et ce pendant trois siècles. Provenant massivement des Amériques, l'argent avait une valeur de 10 à 15 fois inférieure à l'or, plus rare, qui quant à lui était utilisé pour les achats importants…

Mais le choix de l'or comme étalon par l'Angleterre au début du XIXème siècle, puis de l'Allemagne en 1873 et enfin la découverte de gisement d'argent très important par les Américains, sonneront le glas de l'étalon argent.

 

À partir de 1816 et tout au long du XIXe siècle, l'or s'impose comme l'unique étalon.

 

Lorsqu'un pays décide que l'or sera son seul étalon, il reconnaît trois principes fondamentaux :

La liberté de frappe : c'est le droit pour les citoyens de porter leurs lingots à l'Hôtel de la Monnaie pour les faire transformer en pièces ;

La définition de son unité monétaire de base par rapport à une certaine teneur en or fin (en 1816, la Livre Sterling anglaise est définie comme valant 7,32 g d'or) ;

Et surtout la libre conversion en or du papier-monnaie : les citoyens ont le droit d'échanger leur papier-monnaie contre des espèces sonnantes (sources : Encyclopédie Intégrale, Intergold / Nathan).

Après la seconde guerre mondiale, les accords de Bretton Woods consacrent la création du Fonds Monétaire International (FMI) et aboutissent à la signature par les 44 pays présents d'un accord sur la parité de leur monnaie par rapport à l'or et au dollar (les banques centrales pouvant détenir des dollars, en échange desquels le trésor américain s'engageait à fournir de l'or à 35 dollars l'once). Au début des années 60, l'ensemble des dollars détenus par les banques centrales européennes s'approche de la valeur du stock d'or américain.

 

Le 23 août 1971, le président Nixon des États-Unis décide que le dollar américain ne sera plus convertible en or. En 1976 à la conférence de la Jamaïque, les puissances mondiales acceptent d'un commun accord de démonétiser l'or : les monnaies nationales n'auront donc plus de parité avec le métal jaune.

 

L'histoire du rôle monétaire de l'or explique pourquoi le métal jaune reste encore aujourd'hui la seule valeur universellement reconnue...


L'or : une réserve stratégique pour les banques centrales

Afin de ne pas affecter négativement le marché par des ventes désordonnées, les banques centrales parmi les plus fortes détentrices d'or (voir liste des signataires ci-dessous) se sont accordées à Washington en 1999 sur un quota de ventes d'or fixé à 400 tonnes annuelles sur 4 ans. Lors du 2ème accord, le quota annuel fut fixé à 500 et de nouveau à 400 tonnes pour le 3ème qui a pris effet en septembre 2009. Ces dernières années, les banques centrales signataires ont vendu moins que le quota autorisé tandis que les banques centrales des pays émergents sont sur une tendance acheteuse : en octobre 2009 la Banque Centrale Indienne a acquis 200 tonnes d'or des 400 tonnes que le FMI a été autorisé à vendre sur plusieurs années.

 

Les banques centrales signataires du CBGA (Central Bank Gold Agreement) :

Autriche, Angleterre, Allemagne, Belgique, Chypre, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hollande, Italie, Irlande, Luxembourg, Portugal, Suisse, Slovaquie, Slovénie, Suède, et la Banque Centrale Européenne.


L'or investissement : un marché mondial en croissance

Bon an mal an, si l'on se réfère à la moyenne des cinq dernières années, la demande annuelle totale d'or représente 3600 tonnes. Elle provient toujours principalement de la bijouterie (60 % environ, après avoir représentée 80 % de la demande pendant plusieurs années) des applications industrielles (stable de l'ordre de 12 %), notamment dans l'industrie des nouvelles technologies, comme l'électronique ou les nanotechnologies et de l'investissement dans l'or. Cette composante de la demande est en pleine croissance depuis 7 ans. Elle représente maintenant plus de 25 % du total de la demande.

 

Quant à l'offre d'or, toujours en se référant à la moyenne des flux sur cinq ans, la production minière reste la première source (59%) bien qu'elle se soit contractée ces dernières années, suivie par le recyclage (31%). Les ventes des banques centrales qui représentaient 10% de l'offre d'or sur le marché mondial. Depuis 2 ans les banques centrales sont devenues net acheteuses d'or.

 

L'or comme placement s'était trouvé relégué au second plan dans les années 1980 et 1990 avec le rapide développement des marchés financiers. Depuis on a vu une forte augmentation de l'intérêt des investisseurs pour l'or. Les occidentaux ayant même retrouvé de l'appétit pour les pièces et lingots depuis la crise financière de 2008 avec les actifs « toxiques » (subprimes, affaire Madoff...). Les Français ont suivi cette tendance et depuis 2009, ils sont devenus net acheteurs.


Les français et l'or

Les Français détiennent le record mondial de la thésaurisation de l'or, véritable tradition nationale. Il est impossible de connaître le montant exact de ce "bas de laine". Cependant, s'appuyant sur les frappes successives de lingots et de pièces (515 millions de pièces Napoléon frappées entre 1803 et 1914), les spécialistes s'accordent sur une fourchette de 3 000 d'or thésaurisées par les Français (un tiers serait sous forme de lingots, deux tiers sous forme de pièces, surtout des Napoléons). Ce qui représente tout de même une fois et demi la valeur du stock d'or détenu par la Banque de France : 2 435,4 tonnes en juillet 2014 (données World Gold Council).

 

L'histoire montre que, dans les temps d'incertitude, les Français achètent de l'or, considéré comme une valeur sûre. En 1940-1945, la Bourse n'affichait pas de cotation officielle, le commerce de l'or étant interdit. Mais le marché noir était particulièrement florissant. Les cours officieux du Napoléon (répertoriés à l'époque) ont reflété les craintes et les espoirs des Français : la pièce valait 500 Francs en juillet 1940, 1000 FF en septembre, 2050 FF en février 1941 et 4300 FF en novembre 1942 (invasion de la zone libre par les Allemands) avant de revenir à 3500 FF au moment du débarquement allié en 1944 (source : Encyclopédie Intégrale, Intergold / Nathan).

 

 


La fiscalité de l'or

L'or, un produit d'épargne familiale fortement taxé en France, notamment si on la compare à la fiscalité sur les ventes d'or physique par les particuliers dans les autres Etats membres de l'Union Européenne.

 

La loi du 16 juillet 1976 instaura la taxe forfaitaire sur les métaux précieux pour tenir lieu d'imposition de la plus-value, en raison notamment de l'anonymat attaché aux transactions sur l'or investissement.

 

Fixée à 4% à son origine pour dissuader et freiner la revente hors des frontières et l'évasion fiscale (les passeurs réclamant à l'époque 3 % de commission pour accéder en Suisse), cette taxe est ensuite passée à 6%, 6,5% et 7%, avant d'être fixé depuis janvier 1992 à 7,5% puis depuis le 1er janvier 2014 à 10%. Ce taux est majoré d'une CDRS à 0,5%, portant ainsi à 10,5% la taxe forfaitaire à la revente. Il s'agit, de fait, d'une taxe sur le capital. Elle s'applique sur la valeur totale du bien cédé, que l'opération se solde par un gain ou une perte pour le vendeur.

 

L'application de la taxe forfaitaire au taux actuel sur les ventes d'or réalisées par des particuliers pénalise la majorité des épargnants détenant de l'or en France.

En effet, même si depuis janvier 2006, les vendeurs d'or physique d'investissement peuvent bénéficier d'un régime plus favorable, se rapprochant de la taxation sur les valeurs mobilières - grâce à l'option pour le régime de droit commun des plus-values (voir détail ci-dessous[1]) - ses conditions d'application en excluent l'essentiel du bas de laine en or des français : les pièces et lingots ayant été acquis sous le régime de l'anonymat autorisant des achats jusqu'à 125 000 FF (plus de 19 000 €).

En outre depuis 1993, l'évolution de la réglementation française sur les moyens de paiement et son application à l'or investissement, ainsi que les directives européennes relatives, respectivement à la lutte contre le blanchiment des capitaux et régime de la TVA sur l'or, ont largement réduit le champ de l'anonymat sur l'or en France[2].

L'analyse de la situation européenne fait apparaître une disparité des régimes de taxation sur les ventes d'or physique d'investissement entre la France et les états membres limitrophes : Allemagne, Belgique, Espagne, Luxembourg, Royaume-Uni (voir tableau ci-dessous).

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